Depuis plus d’une décennie, les bouleversements conséquents aux divers conflits qui se sont déclarés dans plusieurs parties du monde ont bousculé des populations entières. Les changements climatiques font en sorte que des villes et des villages sont ravagés par des tornades, des inondations et autres cataclysmes importants.

Un nombre croissant de personnes fait face à des famines et à une lutte pour obtenir un peu d’eau pour répondre aux besoins quotidiens du survivre. Ces situations créent des mouvements de population qui changent le visage de certains pays et apeurent les populations qui accueillent souvent avec bienveillance et, mais aussi avec un sentiment de perte d’identité nationale.

La sécurité devient à chaque événement majeur un thème qui engloutit des sommes énormes et des ressources humaines et matérielles qui sont ainsi soustraites aux besoins de base de beaucoup d’habitants où se déroulent ces activités. Ceci explique en partie pourquoi les mouvements de droite et d’extrême droite sont en croissance dans des pays où la gauche et le libéralisme avaient essentiellement le pouvoir et permettaient une ouverture internationale.

Certains pays ont récemment remis en vigueur le contrôle à leurs frontières et ont aussi pris la décision de limiter à un strict minimum l’entrée de nouveaux arrivants par crainte de voir leurs budgets exploser, mais aussi par souci de rassurer leur population qui refuse de vivre les attentats qui sont commis en France, en Angleterre entre autres pays visés par le terrorisme.

L’Union européenne vit aussi des moments difficiles avec le Brexit, mais cela n’est qu’un faible problème comparé à la crise économique sous-jacente puisque la dette de certains des piliers de cette union est en croissance et que la capacité de freiner cet endettement est faible.

La mise en place de certaines structures pour répondre aux problèmes liés à l’effondrement bancaire de la crise de 2008, qui s’est réglée par le prêt de centaines de milliards de dollars aux banques en difficulté, n’a pas donné les résultats escomptés puisque certaines banques importantes sont encore vacillantes et risquent de faire replonger l’économie. Alors que faire pour assurer un avenir plus serein et donner aux générations futures une envie de s’engager dans la réalisation d’un monde meilleur ?

La venue d’Antonio Gutteres permet de penser que les Nations Unies pourraient jouer un rôle important dans la manière de vivre le monde de demain. Sa volonté de réformer le fonctionnement de cet organisme pour le rendre plus efficace, pour lui faire jouer son rôle initial lorsque LA SOCIÉTÉ DES NATIONS est née, pourrait être le déclencheur d’un mouvement international de coopération et de partage. La planète est le vaisseau de l’humanité. Ses richesses sont celles de toute la population mondiale. Tout en respectant les coutumes, les religions, les particularités des pays membres des Nations Unies, il faut préparer l’avenir.

Les Nations Unies doivent obtenir un appui total des nations qui le composent dans les décisions qui vont définir si l’humain sera toujours présent sur Terre dans les prochains siècles. Ces engagements touchent l’accueil des migrants climatiques, la cessation des luttes de pouvoir pour l’accaparement des richesses, la stabilisation de la population mondiale, la mise en place du développement de services similaires dans l’ensemble des pays, le démantèlement de l’armement nucléaire, le développement des énergies vertes dans une approche d’élimination de l’utilisation des énergies fossiles et la recherche de solutions liées à la simplicité volontaire pour résoudre les questions touchant la santé, l’habitation et le travail en général.

Un rêve en couleur, diront certains. Toutefois, ce rêve est déjà réalité à certains endroits sur cette planète. Une ville verte existe déjà en Inde. Plusieurs groupes ont choisi dans certains pays de vivre à un autre rythme et de repenser leur utilisation de l’énergie et des produits de la terre en réduisant de manière très importante leur impact carbone. Et ces personnes ont une bonne qualité de vie, même meilleure que nombre de consommateurs effrénés dont la course aux nouveautés n’est jamais satisfaite. Vivre dans un monde dans lequel chacun se sent chez soi, avec la possibilité de manger à sa faim, de satisfaire sa soif, de se sentir en sécurité parce qu’en communion avec les autres, c’est tout à faire réalisable en acceptant de considérer la Terre comme un habitat qui nous est prêté temporairement et non pas une possession qui doit être domptée, exploitée, dominée et finalement détruite.

John Lennon dans la sa chanson « Imagine », donne le ton à ce nouveau paradigme de vie, un défi qui se doit d’être relevé et sans lequel l’humain risque de disparaître à moyen terme.

 

Jean-Claude G. Dessailliers
Membre du Conseil d’administration de l’ACNU-Québec