Par ce texte, je veux partager avec les lecteurs une belle expérience d’acceptation des différences, sans préjugés et sans discrimination. Je crois qu’elle s’inscrit bien dans le cadre de L’ACNU. Je vous la raconte.

Je suis une grand-mère d’un petit-fils de sept ans. Avant d’arriver au but de mon texte, je vous mets en contexte. Dans notre famille très proche (un neveu), nous côtoyons des Haïtiens. Dans notre vie de tous les jours, nous accueillons depuis deux ans un étudiant de 22 ans du Bénin, et ce, gratuitement. Nous le logeons et l’habillons en vue d’affronter nos rudes hivers. Notre participation à l’intégration de ce jeune homme ici au Québec est pour nous un apport à rendre le monde meilleur, à développer la paix et la justice.

Aussi, nous soutenons une famille de six personnes récemment arrivées au Québec. Lui aussi est étudiant depuis deux ans. Sa conjointe, viens tout juste de le rejoindre avec ses quatre enfants. Notre soutien moral, psychologique et parfois financer les aide à s’intégrer.

Mon conjoint et moi, voyageons à travers le monde et privilégions l’aide directe à des personnes que nous connaissons. À titre d’exemple, lors de notre voyage au Cambodge en 2008, nous avons rencontré un jeune dans un orphelinat. Nous avons passé une journée entière avec lui. Nous avons partagé ses rêves, ses ambitions. Il nous parlait de son projet d’aller à l’université, mais il ne pouvait étant donné qu’il n’avait pas d’argent. Après avoir visité l’université, nous lui avons proposé de lui donner cette opportunité de poursuivre des études à l’université. Nous avons payé ses frais de scolarité, ses fournitures scolaires et des sous pour sa subsistance. Nous constatons que pour nous, de pays occidentaux, ce n’est presque rien d’assumer ces frais.

Aujourd’hui, cette personne est papa de deux enfants en bas âge. Il est heureux et reconnaissant de tout ce que nous avons fait pour lui. Je pourrais vous donner bien d’autres exemples, mais j’arrête ici pour en venir au vif du sujet soit mon petit-fils.

L’été 2016, il va en vacances en Gaspésie avec sa maman. Lors d’un pique-nique, il mentionne à sa mère « MAMAN, C’EST PLACE ICI, LES GENS SONT TOUS DE LA MÊME COULEUR ». Ceci est un bel exemple de l’héritage que nous pouvons lui donner. Nous n’avons pas à lui expliquer, mais à vivre avec nous, il saisit l’importance d’accepter les différences. Si j’extrapole cette situation à des adultes, il en est ainsi. À côtoyer des gens différents, quels qu’ils soient, nos horizons s’ouvrent à l’acceptation.

Je souhaite, en ces temps plus difficiles, un monde meilleur et que chacun et chacune contribue à sa façon.

 

Jeanne-Mance Dallaire
Membre du conseil de l’ACNU-Québec